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lundi 1 novembre 2021

La Toussaint !


Pourquoi fête-t-on la Toussaint ?

Comme son nom l'indique, la Toussaint est la fête de tous les saints, qu'ils soient connus ou inconnus. L'Eglise catholique de France indique ainsi sur son site internet que, "chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête catholique est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles".

Quelles sont les origines de la Toussaint ?

Cette fête date du IVe siècle et célébrait alors tous les martyrs. A cette époque, elle était célébrée non pas le 1er novembre mais le dimanche qui suivait la Pentecôte. L'Eglise catholique explique que "la Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection".

La Toussaint a ensuite changé de date, lorsque, en 610, le pape Boniface IV a décidé qu'elle aurait lieu tous les 13 mai.

Pourquoi, alors, cette date du 1er novembre ? Ce changement date de 835. Le pape Grégoire IV prend cette décision afin de concurrencer les fêtes païennes, comme Samain, célébrée à cette date par les peuples celtes.

Toussaint et jour des morts

Il est facile de confondre la Toussaint, qui a lieu le 1er novembre, et le jour des morts, célébré le 2 novembre. Dans l'usage, les deux sont associées, mais sont pourtant bien distinctes.

Le 2 novembre, jour des morts, les catholiques célèbrent leurs défunts en allant fleurir leur tombe et prient pour le salut de leur âme. Mais les morts sont célébrés de manière différente selon les pays et la religion.

(Source geo.fr)


dimanche 1 novembre 2020

La fête de la Toussaint.


La Toussaint, c’est la fête de tous les Saints. C’est une manière d’expliquer que les Chrétiens appartiennent à une grande chaîne de croyants. Ce jour-là, on lit l’évangile des béatitudes. On croit souvent que la Toussaint, c’est la fête des morts au cours de laquelle on va fleurir les tombes. Il n’en n’est rien car la fête des morts, c’est le lendemain de la Toussaint !

mercredi 1 novembre 2017

La Toussaint.

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« La Toussaint rappelle à chacun qu’il est personnellement appelé à la sainteté », par Mgr Nourrichard.


Le 1er novembre, jour de la Toussaint, les catholiques fêtent tous les saints, connus et inconnus.
Les saints connus sont ceux qui ont été déclarés tels, officiellement, à l’issue d’une procédure, dite de « canonisation ».
Les saints inconnus sont des anonymes qui ont vécu dans la discrétion au service de Dieu et de leurs contemporains.

La Toussaint exprime la joie et l’espérance chrétiennes : elle rappelle à chacun qu’il est personnellement appelé à la sainteté, à l’instar des saints célébrés ce 1er novembre.
La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ
La Toussaint rappelle aussi que la mort est une réalité qu’il est nécessaire et possible d’assumer puisqu’elle est un passage à la suite du Christ ressuscité.
« Vous voulez être heureux ?


L’être humain que nous sommes porte en lui une aspiration à être heureux. La réalisation de cette aspiration légitime apparaît malheureusement chez certains, problématique voire impossible surtout en cette période de crise.

Sans doute convient-il tout d’abord de se préciser à soi-même ce que l’on entend par « être heureux ». Les réponses les plus variées existent, de même que les moyens préconisés pour y parvenir ! Inutile de prétendre aller plus loin sans se poser cette question radicale indépendamment de toute conviction religieuses : « C’est quoi pour moi le bonheur ? ».

Au nom de Jésus lui-même, l’Eglise nous propose un chemin audacieux à travers le message des Béatitudes. Ce message est audacieux ! Il va à l’encontre des idées reçues et des modes de vie dominants. Il ne s’inscrit pas dans le cadre de l’efficacité, de la réciprocité, de la satisfaction personnelle, de la domination et du pouvoir…

Ce message est d’une autre nature. En devenant disciples de Jésus, il nous introduit dès maintenant dans le bonheur de Dieu. Baptisés,
nous en connaissons le prix : vivre nous aussi le mystère pascal.

Heureux ceux qui acceptent de renoncer à ce qui les détourne de l’Amour du Père et de leur frères. Ils connaîtront la vraie joie que personne ne pourra leur ravir.

Bonne fête de la Toussaint ! »

+ Christian NOURRICHARD

Evêque d’Evreux. Source cliquez ICI, église.catholique.


vendredi 1 novembre 2013

1er novembre - Fête de tous les saints


  

La fête de tous les saints

Lorsqu’un proche nous est enlevé par la mort, notre douleur s’accompagne d’un vif sentiment d’inachevé. Il y a tant d’amour non encore exprimé, tant d’attentes et de désirs qui soudain s’arrêtent. Alors la mémoire se
fait plus vive, qui fait surgir du passé telle et telle parole, telle attitude. Quand nous l’avons accompagné dans ses derniers instants, peut-être avons-nous dit « De l’autre côté, de là-haut, tu prieras pour nous, tu penseras à nous !? » Au moment de la mort, nous nous tournons vers un “au-delà” dont nous ne savons pas grand-chose, excepté les images transmises dans notre enfance, les sculptures des tympans des cathédrales et les tableaux des peintres. Tout cela donne à penser, sans satisfaire notre désir de savoir. « Il est retourné à Dieu » est-il dit dans la liturgie des défunts.

Origines de la fête de Toussaint

Dans le calendrier de l'Église catholique, la Toussaint, apparaît au IV° siècle. L'Église syrienne consacrait alors un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu'il rendait impossible toute commémoration individuelle. Cette fête était célébrée dans la continuité de Pâques et de la Pentecôte. On fêtait la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes et de femmes, morts en témoins de la foi.

Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait un temple romain dédié à tous les dieux, le Panthéon, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident mais chaque Église locale célébrait la fête à des dates différentes, jusqu'en 835, où elle fut fixée au 1er novembre.
 
Aujourd'hui encore, dans l'Église byzantine, c'est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de
tous les saints. Au début du XI° siècle, avec saint Odilon, abbé de Cluny, la fête des morts fut établie au 1er novembre. Aujourd'hui la liturgie sépare le 1er novembre et le 2 novembre. Pour beaucoup de chrétiens une liste de "recommandations des défunts" sera proposée en vue de la prière commune.

Je crois à la communion des saints
Le refus de la séparation, de la rupture définitive entre nous et le défunt entraine parfois des affirmations de proximité, sentiment de l’avoir senti, entendu, reconnu… certains disent faire l’expérience qu’il est encore là. Nous sommes des êtres de relation et de désirs de relation, et nous ne pouvons admettre que cela s’arrête. Ces expressions de ‘continuité’ signifient la protestation et le refus devant la réalité douloureuse.

Nous croyons que le désir de relation vient de Dieu. Il nous a créé à son image, et a voulu entrer en relation avec la famille humaine. Il a voulu que les relations des uns avec les autres grandissent dans la liberté et expriment la communion à laquelle toute l’humanité est appelée. C’est aussi ce qu’exprime le double commandement où l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain sont inséparables. Peut-on tout à la fois affirmer que Dieu a voulu ces relations et accepter que ces relations se brisent dans la mort ?




Dans la Bible, les saints sont les membres vivants des Eglises.
 L’expression “communion des saints” n’exprime pas d’abord la relation entre les vivants et les morts. Aux débuts du christianisme, les baptisés s’appelaient saints, et Paul écrit aux saints de l’Eglise qui est à… Corinthe, à Rome, à Colosse, à Philippe,à Ephèse etc. C’est aussi de cette manière que Luc s’exprime dans les Actes (9,13). La communion des saints exprime la relation particulière des baptisés en Christ. Nous croyons que la communion tissée entre baptisés dans leur humanité
se réalisera en plénitude auprès de Dieu. Beaucoup d’animateurs spirituels parlent de notre vie comme d’un pèlerinage sur la terre dont l’horizon est la vie en Dieu. La communion avec les défunts est communion en Dieu. Elle est de l’ordre de la foi. Entre les vivants et les morts, elle n’est ni directe, ni sensible.



Les saints et le martyrologe
L’Eglise fait mémoire des saints, c’est-à-dire qu’elle célèbre la puissance transformante de la grâce de Dieu dans toute vie humaine. Evitons de reporter à l’actif de tel ou tel saint ou sainte ce qui est d’abord don de Dieu. L’eucharistie nous donne d’être en communion avec les saints d’hier et d’aujourd'hui, les vivants et les morts, par Jésus, Christ, mort et ressuscité pour nous. Cela doit orienter notre prière en forme d’action de grâce de merci pour l’œuvre de Dieu dans la vie des hommes. Prier les saints, c’est l’occasion de rappeler telle ou telle merveille ou don de Dieu qui s’est davantage épanoui en lui, en elle.

Dans la prière pour les défunts, nous remettons à Dieu le défunt, alors que nous ressentons douloureusement notre impuissance à faire continuer la relation avec le disparu. Cependant, appeler et désirer la communion avec celui qui est “au-delà” ne peut pas être sincère si nous n’avons pas déjà exprimé “ici-bas” la communion, la solidarité la relation avec les personnes sur terre. Benoit XVI et Jean-Paul II ont rappelé qu’on ne peut séparer, dans l’Eucharistie la relation-communion eucharistique, avec les exigences de communion-solidarité avec les autres humains*, avec celles et ceux dont nous partageons l’existence, avec eux proches ou lointains sur la terre. En effet, « l'union au Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels il se donne. Je ne peux avoir le Christ pour moi seul; je ne peux lui appartenir qu'en union avec tous ceux qui sont devenus ou qui deviendront siens ».


La prière d’intercession
Les saints, dit-on, intercèdent pour nous, Marie en tête. De même nous sommes invités à intercéder pour nos frères, vivants et morts. Fort bien, mais à condition de nous souvenir qu'il n'y a qu'un intercesseur, puisqu'il n'y a qu'un médiateur: le Christ (Hébreux 7,25; 1 Timothée 2,5). Pas d'intercession hors ou à côté de celle du Christ. Allons plus loin et prenons au sérieux cette parole de Jésus: «Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous car le Père lui-même vous aime» (Jean 16,26-27). Que signifie alors « prier pour », «intercéder»? Cela signifie que nous faisons nôtre d'une part le besoin de nos frères, d'autre part l'amour de Dieu pour eux. Intercéder dans le Christ prend alors toute sa valeur. Par là nous entrons dans la communion des saints et la rendons effective pour nous.

 Sources : Diocèsd'Arras.